Le projet :
Un artisan du bâtiment achète chez un à cinq fournisseurs. Il négocie ses conditions une fois, au début de la relation, puis n'y revient jamais : ni le temps, ni les outils, ni la donnée pour vérifier que ce qu'il paie correspond à ce qui a été convenu. Résultat — des hausses progressives que personne ne voit, des remises négociées qui disparaissent sans bruit, et aucune idée de ce que paient les confrères pour le même article chez le même fournisseur.
Margelle collecte automatiquement ses factures d'achat depuis sa boîte mail, les lit ligne par ligne, normalise chaque référence produit, puis confronte chaque prix à quatre repères : ce qu'il payait avant, ce qui avait été négocié, ce que paient des artisans comparables, ce que pratiquent les fournisseurs alternatifs. Quand un écart apparaît, le logiciel émet une alerte en langage clair avec un argument de négociation chiffré — puis vérifie sur les factures suivantes que la situation s'est corrigée, et mesure l'économie obtenue.
La valeur n'est pas dans la lecture de factures : elle est dans la référence de prix de marché qui se construit par agrégation, article par article, et qui n'existe aujourd'hui nulle part dans le bâtiment. Plus il y a d'artisans, plus elle est fiable ; plus elle est fiable, plus le produit est utile.
Le timing n'est pas neutre : à partir de septembre 2026, la facture électronique structurée devient obligatoire à la réception, et en 2027 à l'émission pour la quasi-totalité des fournisseurs. La matière première du produit devient nativement exploitable.
Où nous en sommes :
Le défi technique :
La réconciliation des références, avant tout le reste. Le même sac de ciment s'appelle « CIM CEM II 32,5 35KG » chez un fournisseur, « Ciment gris 35kg CEM II » chez un autre, « CT-CEM2-35 » chez un troisième. Sans normalisation fiable, aucune comparaison de prix n'est possible — et une réconciliation automatique erronée pollue durablement le référentiel et fausse tous les calculs qui en dépendent. Toute la valeur du produit tient à cette étape.
Autour : lecture directe du Factur-X et OCR pour le reste, connexion OAuth des boîtes mail avec récupération d'historique, isolation stricte des données entre artisans — qui est la condition d'existence de la référence de marché — et sortie de l'architecture no-code actuelle.
Ce que nous cherchons :
Un cofondateur technique, pas un prestataire.
PostgreSQL en profondeur — RLS, triggers, migrations — parce que c'est là que vit l'essentiel du projet. React et TypeScript ensuite. Une sensibilité réelle aux questions de sécurité et de données personnelles.
Les règles métier et les choix produit restent portés collectivement : ce que le logiciel doit faire, et pourquoi. Le cofondateur technique décide du comment, et son avis sur le quoi est attendu, pas subi. Un désaccord argumenté sur la conception est la raison principale de ce recrutement.
L'équipe :
Enzo — entrepreneur, issu du bâtiment. Le constat à l'origine du projet vient de cette expérience de terrain.
Julien — expertise comptable. La lecture des flux financiers et de la structure d'une facture a directement façonné la modélisation de la base.
Aucun de nous deux n'est développeur. C'est précisément ce qui manque, et nous préférons le dire.
Stack — Supabase / PostgreSQL, React, TypeScript, Tailwind. Interface aujourd'hui générée via Lovable, à sortir vers un développement classique.
Le profil recherché
Un cofondateur technique capable de porter le produit de bout en bout.
Le cœur du projet vit dans une base PostgreSQL de 70 tables : une vraie modélisation métier, des règles d'accès à écrire, des automatismes à construire. C'est là que se joue l'essentiel. Autour, une interface React et TypeScript déjà amorcée, des intégrations à brancher — lecture de factures, connexion aux boîtes mail — et une chaîne de déploiement à mettre en place.
Le point dur du projet est un problème de normalisation de données : faire correspondre des milliers de désignations fournisseur hétérogènes à un référentiel unique, de façon fiable et à grande échelle. Quiconque a déjà eu à nettoyer et rapprocher de la donnée sale voit immédiatement le sujet.
Ce qui compte le plus
L'autonomie. Il n'y a pas d'équipe technique existante, pas d'infrastructure héritée, pas de spécifications à exécuter. Il y a un produit pensé dans le détail, une base construite, et un besoin de quelqu'un qui prenne la responsabilité de le faire exister.
La capacité à expliquer ses choix simplement. Nous ne sommes pas développeurs, et nous n'avons aucune intention de faire semblant de l'être. Les décisions techniques appartiennent au cofondateur technique — mais elles doivent pouvoir se discuter, et parfois se contredire.
Les profils qui peuvent se reconnaître
Un développeur full-stack qui a déjà construit et exploité un produit seul. Un profil backend orienté données, à l'aise sur PostgreSQL et sur le SaaS multi-tenant. Un ingénieur en début de parcours mais rapide, rigoureux, qui cherche un projet à porter plutôt qu'un poste à occuper. Un freelance lassé de la prestation et qui veut construire quelque chose qui lui appartienne.
Le niveau d'expérience n'est pas un critère en soi. Ce qui compte, c'est de savoir livrer, de savoir arbitrer, et d'avoir envie de s'approprier un sujet plutôt que d'exécuter une commande.
Enzo, 23 ans — cofondateur
Entrepreneur. J'ai créé mon entreprise de rénovation à 19 ans, je l'ai développée, et j'ai passé ces années à voir mes marges grignotées par des prix fournisseurs que je n'avais aucun moyen de contester. Margelle est la réponse à ce problème.
Je porte le produit, l'interface et le commercial. J'ai conçu et construit les écrans existants — et je cherche la personne qui portera la technique.
Julien — cofondateur
Expertise comptable. C'est sa lecture des flux financiers et de la structure d'une facture qui a façonné la modélisation de la base de données : ce qu'il faut extraire d'une facture, ce qui distingue une habitude commerciale d'un engagement contractuel, ce qui rend un écart de prix anormal.
Il porte la donnée, la logique métier et le back-office. La base de 70 tables, c'est son travail.