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Interview de Guillaume, cofondateur de SupplIntel

Interview de Guillaume, cofondateur de SupplIntel

Mélanie Aprile

07/03/2022

Cette semaine, nous avons échangé avec Guillaume sur son projet ainsi que sur sa rencontre avec Abdelhakim qui l'a rejoint en tant que CTO. SupplIntel développe des solutions SaaS automatisées et collaboratives de contrôle préalable des fournisseurs, pour aider les services d'approvisionnement et de conformité à prévenir et à détecter les risques sociétaux et environnementaux tout au long de leurs chaînes d'approvisionnement.

Pouvez-vous présenter ?

Je m’appelle Guillaume j’ai 26 ans, j’ai un master en intelligence économique, un master en achat internationaux et un master spécialisé en achat internationaux. J’ai fait toutes mes études en alternance dont 3 ans et demi dans des fonctions achats, d’assistant achat à acheteur junior. J’ai également travaillé dans une direction stratégie.

Comment vous est venu l’idée de SupplIntel ?

J’ai toujours été animé par la défense des droits humains et les droits sociaux. Je me suis rendu compte que 80% des risques sociaux et environnementaux auxquels les entreprises sont confrontées se situent dans leurs chaines d’approvisionnement ; c’est à dire au niveau des fournisseurs. Cela est dû à « l’effet cascade », c’est-à-dire que vous avez des fournisseurs en direct mais vos fournisseurs directs ont eux-mêmes des fournisseurs, qui eux-mêmes en ont… toute cette chaine d’approvisionnement pose un risque sur votre entreprise et vos produits. Je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas grand-chose de fait dans les organisations achats pour essayer de prévenir et éviter ces risques. Pour autant, il y a énormément de lois qui visent à encadrer les pratiques des directions achats, et c’est en ce sens que la société a été créé et que j’ai eu envie d’entreprendre.

Techniquement, comment cela fonctionne ?

Notre solution logicielle va permettre aux entreprises de prévenir et détecter le travail dissimulé. Il existe une loi française qui s'appelle l'obligation de vigilance et qui oblige toutes les entreprises qui passent des contrats de plus de 5000 euros avec un sous-traitant ou un fournisseur à collecter un certain nombre de documents. A savoir : un document d’immatriculation, une attestation de vigilance de l'Urssaf (entres autres) et un document qui liste les travailleurs étrangers chez le fournisseur ou sous-traitant. Les entreprises sont obligées de mettre à jour ces documents tous les six mois.

Le but, est de collecter ces informations et de les mettre à jour, pour que les entreprises puissent y avoir accès. Nous allons également mettre à disposition toutes les décisions de justice et condamnations du fournisseur pour des faits de travail dissimulé ainsi qu’une cartographie e-réputationnelle analysant la réputation du fournisseur en ligne sur les sites, les blogs et les réseaux sociaux afin de détecter d’éventuels faits de travail dissimulé sur les fournisseurs.

C'est un véritable gain de temps pour les entreprises et une assurance d’être en conformité car si l’entreprise ne l’est pas, elle s’expose à de lourdes sanctions financières. Notre solution va bien plus loin que ce que la loi impose, le but est d’aider les entreprises à passer de la conformité à l’éthique afin de ne travailler qu’avec les fournisseurs les plus vertueux.

Pour les grandes entreprises, la mise à disposition des décisions de justice et des cartographies e-réputationnelles peuvent également les aider à se mettre en conformité avec la loi sur le devoir de vigilance qui vise à prévenir les atteintes environnementales et aux droits humains sur les chaines d’approvisionnement.

A quel moment vous vous êtes rendu compte qu’il vous fallait un associé technique ?

J’ai commencé à travailler il y a pas mal de temps sur mon projet. J’avais réalisé une étude de marché, un business plan, un cahier des charges, etc. J'ai essayé d’imaginer la solution, mais quand vous savez que vous allez développer une solution logicielle et que vous n'avez pas les compétences, vous êtes obligé d’avoir un expert technique dans votre équipe. En effet, les experts métier ne parlent pas la langue des développeurs, vous devez donc trouver quelqu’un capable de transformer votre besoin fonctionnel en réponse technique.

Prendre des freelances peut être une solution, mais je pense que sans connaissances techniques, il est difficile d’encadrer une équipe. J’étais donc obligé d’avoir un associé technique à mes côtés. Le plus important pour moi était de trouver un associé qui allait endosser le rôle de « CTO », c’est ce que j’ai trouvé avec Abdelhakim qui travaille sur l'architecture logicielle. À terme, nous allons recruter une équipe data. Même si Abdelhakim n’a pas les compétences techniques en traitement de données, je sais qu'il a quand même un background technique qui lui permettra d’encadrer les personnes qui s’en occuperont.

Comment ont débuté vos recherches ?

Avant de commencer à réfléchir à avoir un associé, j’avais contacté énormément d’écoles de dev et d’ingé pour essayer de travailler avec des étudiants. Étant dans le réseau Pépite, j’ai pu récupérer des étudiants qui ont commencé à travailler avec moi. C’est là que je me suis rendu compte qu'il y avait un décalage entre eux et moi, parce qu’eux étaient vraiment expert technique, mais n'arrivaient pas forcément à traduire mon besoin fonctionnel en cahier des charges techniques. J'ai demandé dans mon réseau et regardé dans les meetups, mais il s’est avéré que ça allait être compliqué. Je me suis donc automatiquement redirigé vers Cofondateur.

Comment s'est passée votre rencontre avec Abdelhakim ?

C'était le troisième profil que je contactais. Je n’ai contacté que des personnes qui m'intéressait vraiment. Je ne pense pas que contacter en masse soit la chose la plus pertinente à faire. Je lui ai envoyé très rapidement un pitch. Puis nous avons organisé au bout d'une semaine un call, je lui ai présenté ce que je faisais et où je souhaitais aller. Il est revenu vers moi très rapidement pour me dire que ça l'intéressait, et c’est comme ça que nous avons commencé à travailler ensemble.

Quels sont vos projets pour 2022?

C’est qu’une V1 de notre solution soit sur le marché pour juin 2022, et d’avoir notre solution finale d’ici à la fin de l’année !

Si vous aviez des conseils à donner à des personnes qui recherchent leurs associés, ce serait lesquels ?

D’avoir un projet qui est déjà bien défini, et de savoir où vous allez. Il est important d’avoir un cahier des charges fonctionnel très détaillé et si possible d’avoir des wireframes ou des maquettes, c’est assez simple avec les outils qui existent aujourd’hui, comme avec Figma etc. Cela permettra de gagner pas mal de temps quand vous irez chercher un profil tech. Un business model vous sera aussi essentiel.

Avec Abdelhakim, nous avons commencé à échanger mi-novembre et à partir du moment nous avons fait les maquettes, nous avons pu commencer à développer. Aujourd’hui, il n’a plus besoin de se soucier d’autre chose, il se consacre à la partie technique et au développement.

Un petit mot pour la fin ?

J’ai aimé le service client et l’accompagnement chez Cofondateur.fr. On n’ose pas toujours contacter la plateforme, le fait d’être appelé et suivi permet d’avoir une vraie vision proactive.

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