Interview de Laura, fondatrice de Datalumni

Interview de Laura, fondatrice de Datalumni

Margot Charbonnel

12/09/2020

Laura Lize et Valentin Decoux se sont rencontrés sur Cofondateur.fr il y a un an et ont lancé ensemble la plateforme Datalumni. Retour sur leur expérience d’association avec le témoignage de Laura.

Pouvez-vous vous présenter et nous dire quelques mots sur votre parcours ?

Je m’appelle Laura Lize, j’ai 29 ans, je suis la C.E.O de Datalumni. Je suis juriste de formation, auparavant juriste d’affaires dans des grands groupes. En parallèle, je faisais du journalisme. D’ailleurs j’avais mon propre journal qui a été racheté, ce fut ma première expérience entrepreneuriale ! Enfin, j’ai quitté le droit et je suis passée chef de projet au sein de la startup “You Know” qui proposait de la formation professionnelle en ligne.

Comment est née l’idée de Datalumni ?

Quand j’étais étudiante, je ne me posais pas vraiment la question de l’orientation car tout allait bien pour moi. Puis, j’ai intégré un grand groupe, et à cette période, j‘ai créé un journal qui avait pour objectif de vulgariser l’accès au droit : Donner accès à l’information et à l’orientation des étudiants sur leur avenir professionnel : recherche d‘emploi et carrière. Pour nous financer, nous avions des annonceurs et nous organisions des conférences sous forme de “soirées métiers”, où des professionnels venaient échanger avec des étudiants sur leur métier. Rapidement, les facultés m’ont sollicité pour organiser des événements pour celles-ci. C’est là que j’ai souhaité trouver un moyen afin que des personnes volontaires puissent venir parler de leur expérience aux étudiants. Le projet a évolué ensuite avec la création de la plateforme Datalumni.

Comment fonctionne votre plateforme ? A qui s'adresse-t-elle ?

Datalumni est une plateforme destinée aux étudiants et anciens élèves d’un même établissement scolaire. Nos clients sont des lycées, universités et grandes écoles. Elle fonctionne comme un réseau social, où l’on retrouve les fonctionnalités suivantes : possibilité d’échanges entre les utilisateurs, un système de mentorat où les anciens se portent volontaire pour parrainer un étudiant ou un jeune diplômé, un blog interne à l’école pour mettre en avant des portraits d’anciens, une plateforme d’emplois/stages, et l’accès à des statistiques concernant la carrière des diplômés, afin de savoir exactement leurs parcours professionnels après leurs études.

Face au potentiel de ce service numérique, nous avons décidé d’élargir récemment à des entreprises et aux associations. En effet, les grands groupes sont intéressés de proposer ce service pour gérer leur communauté d’anciens collaborateurs qui sont leurs meilleurs ambassadeurs pour valoriser leur image de marque. Les réseaux d’entrepreneurs, incubateurs... sont aussi intéressés par notre solution car elle répond à leurs enjeux de gestion de leur communauté.

Aujourd’hui, nous comptons 40 000 utilisateurs pour une quinzaine de clients différents. Selon les clients, des adaptations sont faites sur leur plateforme selon les fonctionnalités qu’ils désirent avoir et mettre en avant.

Quand et comment vous êtes-vous lancé ?

J’ai ce projet en tête depuis quelques temps. En 2018, j’ai quitté mon travail pour lancer ma société. Tous les acteurs locaux de l’entrepreneuriat d’Annecy m’ont beaucoup accompagnés dans ma démarche, et j’ai participé au “"start-up week-end” à Annecy, événement porté par Google entrepreneurs et Techstars. J’ai remporté un prix, cela m’a permit de remettre en question mon projet et de passer de l'idée à la start-up : j’ai alors pu intégrer une pépinière, et c’est là que je me suis vraiment lancée. J’ai fait six mois d'avant-projet et j’ai immatriculé ma société en octobre 2019.

J’ai fait rapidement de belles rencontres professionnelles, puisque ma première stagiaire est devenue mon associée. Nous avons étudié ensemble le potentiel business, puis nous avons obtenu notre premier client avec un Mockup. On a externalisé une V1, mais je me suis vite rendue compte de l’importance d’avoir un développeur dans la société pour pérenniser le projet, et avoir un niveau d’expertise technique à mes côtés.

A ce stade de l’aventure, j’ai tout de suite cherché un développeur pour m’associer afin qu’il assure la gestion technique de la plateforme, c’est ainsi que je suis me suis inscrite sur cofondateur.fr.

Quelle est votre expérience de la plateforme Cofondateur.fr ?

J’ai échangé avec de nombreux développeurs. J’ai rapidement décidé d’orienter mes recherches sur des profils proches géographiquement de chez moi, car c’est important pour moi de pouvoir rencontrer et échanger en face-à-face avec mes associé.e.s. Le filtre géographique de la plateforme est très pratique à cet effet. C’est ainsi que j’ai rencontré Valentin Decoux, mon CTO.

Racontez-nous votre rencontre avec Valentin, comment avez-vous commencé à travailler ensemble ?

Valentin n’est pas développeur de formation mais de passion, c’est un geek né ! Nous nous sommes rencontrés à l’été 2019 (avant la V1). J’avais déjà un cahier des charges, mais l’idée était de repartir à zéro pour qu'il s’investisse pleinement dans ce projet. Il a commencé à travailler avec moi en septembre 2019, en parallèle de son travail. Il nous a rejoint à temps plein début 2020, et nous nous sommes officiellement associé en avril avec notre 3e associée dont je vous parlais précédemment.

Nous nous sommes laissés volontairement 6 mois d’avant-projet pour savoir si nous étions sûrs de vouloir nous engager ensemble. Nous avions également besoin d’être sur que l’activité soit viable avant de s’associer.

Au début de nos échanges, j’avais préparé un document “Questions feet” afin de passer en revue nos qualités et nos défauts, nos principes et valeurs au travail... Des questions à se poser telles “c'est quoi la réussite de la boite pour toi”, “comment, à quel moment, combien on se rémunère”... C’est capital d’être bien aligné sur toutes ces questions et de les mettre par écrit. Même si ce n’est pas contractuel, c’est important de prendre le temps de parler de tout cela.

Concernant le statut de l’entreprise, comme j’étais seule du début, j’ai créé une micro-entreprise et par la suite, j’ai opté pour le statut SASU afin de pouvoir aller chercher des financements et intégrer des associés par la suite.

Pour finir, quels conseils pourriez-vous donner aux utilisateurs de notre plateforme?

Je conseille de se laisser 6 mois pour apprendre à se connaître et à travailler ensemble avant de s’associer. Car il y a forcément des évolutions, des imprévus… Tel le retard comme tout développement de produit digital. Après, ce fût une très belle rencontre avec Valentin, même s’il n’est pas développeur de métier, il était de très bon conseil.

J’ai compris qu’il fallait volontairement prendre son temps et apprendre à communiquer car on a des caractères très différents. En tant que C.T.O, il est aussi très important qu’il soit impliqué dans les décisions business, pas uniquement sur la partie développement technique. Et réaliser absolument le “questionnaire feet” dont je parlais précédemment.

Vous souhaitez en savoir plus sur la plateforme Datalumni, n’hésitez pas à visiter le site internet : datalumni.com

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